Le peintre et le poète [Ollam]


Terre d'Erébion



 

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 Le peintre et le poète [Ollam]

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MessageSujet: Le peintre et le poète [Ollam]    Jeu 21 Mai - 16:44

Solariàs, une région désertique dure à vivre, seuls la chaleur et le sable y accompagnent le voyageur. Y cheminer seul est loin d'être une bonne idée, on a vite fait se perdre entre les dunes toutes identiques et des créatures étranges arpentent le désert. Pourtant, chaque région, même la plus inhospitalière qui soit, possède ses merveilles de beauté.

Voilà pourquoi Indil avait fait le voyage jusqu'ici, le Semi-Elfe n'était pas fou, il se savait incapable de voyager seul dans une telle région. Aussi avait-il profité de divers caravanes de marchants et de nomades pour arriver jusqu'ici. Désiara était une ville magnifique dont l'architecture avait du combattre le désert, mais aussi la mer. L'immense étendu d'eau rendait d'ailleurs le climat étouffant de la région plus supportable ici.

La capitale de Solariàs était une ville animée, avec son marché plein de couleur de d'odeurs d'épices, ses nombreuses tavernes qui ne semblaient jamais se vidées et d'où il émanait toujours des chants enjoués. Mais c'était face à la mer, perdu dans la contemplation des reflets provoqués par le soleil de feu sur la surface calme de l'eau, qu'Indil avait choisit de se poser. Le jeune hybride rêvait en regardant l'horizon, qu'elle merveilles se trouvaient au-delà de cette immense entendue d'eau ?

Depuis que le soleil était haut dans le ciel, provoquant des jeux de lumières sur la mer, Indil s'appliquer à les immortaliser, assis à l'exterminé d'une jetée du port. Après, il s'était promit de peindre un de ces merveilleux navires qui étaient amarrés plus loin. Soudain, des éclats de voix troublèrent la concentration de jeune hybride.

"Nous avons perdu la jetée nord lors de la dernière tempête, il nous faudra des mois pour la réparer, vous ne pourrez pas vous y amarrer." Déclara une voix.

Une deuxième voix protesta mais Indil ne l'écouta pas, un objet briser ? Voilà qui pouvait être une bonne occasion de faire usage de son pouvoir à bon escient. Le jeune hybride abandonna donc sa peinture de la mer pour le moment et alla sur place pour constater les dégâts. En effet, toute un partie de la jetée en pierre avait été emporté par les flots. C'était l'une des plus largues du port, permettant l'amarrage des grands navires et le trafique des grosses marchandises.

Indil s'activa alors, il s'assit sur un amas de tonneaux et de caisses, prit une nouvelle page dans son grand carnet de dessins et commença son œuvre. Un croquis sans couleur devrait lui suffire, les dégâts étaient importants, mais il était en pleine forme et n'avait pas utiliser son pouvoir depuis plusieurs jours. Durant près de trois heures, Indil s'appliqua à reproduire fidèlement la jetée et ses environs, puis il compléta les parties manquantes. Personne ne fit attention à ce frêle Semi-Elfe entrain de dessiner, insensible à toutes autres choses.

Enfin, alors que l'après midi était maintenant bien entamée, Indil posa ses crayons et se concentra sur son dessin. Après dix minutes, la magie opéra alors et les pierres furent dessinées dans la réalité, un crayon invisible traçait avec rapidité les contours des objets qui prenaient ensuite une consistance réelle. Une à une, les pierres reprirent leur place et la jetée se répara petite à petite toute seule. Les gens qui constataient le phénomène criaient au miracle, ou au démon. Et quand on remarqua ce petit hybride si concentré, on sut que s'était lui la cause de tout ça.

Heureusement, personne n'osa interrompre le Semi-Elfe jusqu'à ce que la dernière pierre soit posée. L'opération avait durée plus de vingt minutes en tout, maintenant essoufflé, Indil se relâcha. Alors qu'il rouvrait les yeux, la foule le pressa de questions, à toutes il répondit avec assurance :

"C'est la volonté des dieux qui a réparé la jetée."
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MessageSujet: Re: Le peintre et le poète [Ollam]    Mar 26 Mai - 4:16

Un mal de mer, il en donna un à tout l'équipage. Il avait tant vomi dans la cale que l'odeur avait envahi le bateau et, du coup, personne ne savait d'où elle venait, mais tous se sentaient mal dû à l'éfluve nauséabonde.
Bien dissimulé entre deux tonneaux d'épices et de rhum, Ollam du Pommier se relatait les évènements qui lui avait donnés le courage de monter à bord : s'éprendre d'une dame de la cour et cracher sur les bagues de son frère ne furent pas les meilleures idées de sa vie. Au moins, il pu vivre aux crochets de la belle pendant quelques jours et lui prendre assez d'argent pour vivre comfortablement à Désiara pour au moins un mois.

« Largez les amares, bande de fils de chiennes! »

Embarquer sur un bateau pirate, pas une des meilleures idées de sa vie non plus. Aux grands maux, les grands moyens. Cette phrase jetée à la mer fut son signal. Ollam reprit ses esprits aussi bien qu'il pu, ramassa son oud et y fourra tout ce qu'il possédait : bourse, hache et son chapeau. En montant sur le pont, la surprise de l'équipage devant la découverte de ce passager clandestin fût moindre que devant leur rage de voir tout le vomi sur ses vêtements. Bien que pas les plus brillants mais non plus les plus stupides, ils comprirent d'où venait la source de leur malaise du voyage.

« Mes amis, compagnons des océans,
Votre viande et votre alcool aléchants
Me manqueront moins que vos airs méchants
Passant devant moi. Je vous quitte céans! »


Et sur une note aigüe insolente sur son instrument, Ollam sauta à l'eau. Au lieu du classique « Un homme à la mer! », il entendit « Aller chercher c'tas d'fumier si vous voulez pas finir comme lui! » La vie d'Ollam impliquait beaucoup de cris et d'insultes sans poésie. Au moins, ses vêtements étaient propres maintenant. Il réussit à garder son oud sec et hors de l'eau jusqu'au large. Nager jusqu'à terre avec une seule main ne lui fût pas une mince affaire mais il arriva sain et sauf et à une bonne vitesse, sans intervention des requins qui le poursuivaient.

La jetée à laquelle il atterrit ne lui disait rien qui vaille; des tonneaux renversés, du bois et des pierres partout...Soit une tempête naturel avait frappé la ville ou soit une tempête d'hommes y avait guerroyé.

Lorsqu'Ollam se hissa sur une poutre, une énorme pierre tomba du ciel à ses pieds. Juste le temps de se déplacer un peu, une autre s'affaissa là où il se trouvait une seconde auparavant. Il regarda autour de lui : ce n'était pas uniquement les pierres qui bougeaient, mais le fer, le bois, la corde. Tout ce qui avait constitué la jetée menait une parade dont le but lui était encore inconnu. Plutôt que de terminer en pâte à crèpe, Ollam se réfugia à nouveau dans l'eau rassurante de la mer...et regarda le prodige s'accomplir.

Le long édifice reprit vie sous ses yeux dans une harmonie quasi symphonique; une danse apprise par les matériaux seuls. Il oublia les flibustiers et leurs épées. Le spectacle en valait la chandelle. De nombreuses fois il pu témoigner de démonstrations magiques, mais à chaque fois c'était comme la première fois.

La jetée remise en place, il nagea, oud levé, vers le rivage. Là, en reprenant son souffle, il vit un attroupement qui se divisait. Certains criaient au meurtre, certains au prodige. Une réponse revint plus souvent que les autres, d'une voix calme et posé d'un petit être assis, calpin à la main. Cette phrase lui donna l'ingrédient de base de sa prochaine aventure : de quelle volonté des dieux parle-t-il donc?
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MessageSujet: Re: Le peintre et le poète [Ollam]    Mar 26 Mai - 18:25

Concentré comme il l'était, Indil n'avait bien sûr pas perçut le drame qui avait faillit se jouer sur la jetée. Quand il jugea que la foule qu'il avait rassemblé était assez réceptive, il rangea dans sa sacoche son carnet et ses crayons pour en sortir de petites estampes représentant les dieux. Ces dessins, tenant sur des papiers épais de la taille d'une carte postale n'étaient pas ses plus beaux. Non, les plus grands et les plus majestueux étaient payants, il fallait bien gagner sa vie. Mais sur ces petites estampes, on pouvait déjà ressentir tout le talent de l'artiste. Ces dessins dégagés force et prestance, mettant bien en valeur les dieux dessinés. Bien sûr, Indil faisait attention, pas question de sortir la représentation d'Amasis ici. Mais à qui le désirait, l'hybride donné les dessins d'Anko, d'Athamée, de Brynjolf ou de Numë en répétant des phrases à la gloire des dieux.

Néanmoins, le joyeux manège de l'hybride fut brusquement interrompu quand un homme d'une carrure imposante lui empoigna le bras, secouant sans ménagement le corps frêle du Semi-Elfe. Indil en lâcha ses dessins et sa sacoche tomba au sol, répandant son contenu de papiers et de crayons dans bruit sourd sur la pierre.

"Ca suffit ! Beugla l'homme. Ne vous laissez pas berné par ce démon ! Son pouvoir est l'œuvre du diable. Encore une invention des Fëanturi pour nous manipuler !"

Tout en disant ces mots, sa prise sur le bras du Semi-Elfe se raffermit encore d'avantage et se fit douloureuse. Indil tenta de se débattre, mais l'homme était fort et faisait au moins deux têtes de plus que lui. Alors qu'il levait sa main pour retenir le jeune hybride, celui-ci n'avait plus que la pointe des pieds qui touchait encore le sol. Indil tenta donc de protester mais l'homme continua sur sa lancé.

"N'est-ce pas la marque du démon que je vois là ? Dit -il en pointant du doigt une arabesque rouge sur le front d'Indil. Cet individu est mauvais !"

Le Semi-Elfe n'en revenait pas, cette marque il se l'était dessiné lui-même, par fantaisie. Ca pouvait s'enlever avec un peu d'eau et du savon. Jamais Indil n'aurait pensé qu'on retournerait ça contre lui de cette façon. Certes il aimait décoré ainsi sa peau par sursaut d'orgueil. Il faisait ça pour sortir du lot, car il se considérait comme un envoyé divin. Mais quand même...

"Ce n'est que pure fantaisie !" Tenta de se défendre l'hybride.

"Foutaises ! Mensonges !" Trancha violement l'homme.

Dans la foule, on commençait à prendre parti pour l'un ou pour l'autre et quelques exclamations comme "A mort !" ou "Coupons lui les bras !", se détachèrent. Indil était dépassé, il ne comprenait pas une telle démonstration de haine et de violence. Il ne faisait rien de mal, au contraire, il se servait de son pouvoir pour aider. Ensuite, que les gens écoutent ou non son discourt, qu'ils y adhérent ou non, c'étaient leur choix. Indil ne forçait jamais personne.

Aussi le Semi-Elfe ne savait pas trop comment réagir et la peur qui s'instillait dans ses veines l'empêcher de réfléchir correctement. Ce n'était pas la première fois qu'il avait affaire à des sceptiques, loin de là, mais il était rare qu'ils se montrent aussi violents. Indil se souvient avec tristesse qu'il y a moins d'une dizaine d'année, c'était Yllas qui s'occupait de gérer ces situations tendues quand elles se présentaient. L'Humain était bien plus doué en paroles que lui. Mais Yllas n'était plus là, et c'était une des premières fois qu'Indil s'éloignait de sa région natale depuis. Et c'était aussi une des première fois qu'il avait l'occasion de faire usage de son pouvoir dans une grande ville et pas dans un petit village de campagne. Aussi l'hybride se trouvait bien démuni pour se sortir de ce mauvais pas.
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MessageSujet: Re: Le peintre et le poète [Ollam]    Mer 27 Mai - 5:48

Ollam tordait sa chemise quand l'homme s'en prit au jeune garçon. À son apparence, le prodige du tour de magie semblait un Elfe, mais il ne pouvait en être sûr, quelque chose le contredisait. Un Elfe magicien religieux, rien de tel pour mettre une foule en colère. On confronte généralement ce qu'on ne comprend pas. Si Ollam n'était pas l'individu le plus tourné vers les dieux, il ne pouvait supporté qu'une personne soit attaquée pour ses croyances, surtout si elle essayait d'aider. De plus, il détestait les gens stupides qui s'en prennent aux autres avec leur nature dégénérée.  

Comme le premier homme commençait à ralier d'autres témoins à sa cause, le garçon se sentait prit au piège et Ollam décida d'agir. Le temps venait de faire de ce spectacle le sien. Il rapprocha une caisse de bois de l'argumentaire, cacha sa hache dans son pantalon et hurla de toute sa voix. Un cri rassembleur et strident se dégagea de sa gorge et tous s'arrêtèrent pour l'observer.

« Quand le mal se contredit,
Le bien grossit et périt. »


L'homme qui tenait sa victime en étau lui lança : « Vous êtes qui vous? »

« Non pas un envoyé des forces des dieux,
Mais croyez que mal peut vous arrivez,
Que la haine qu'envers lui vous cultivez
Peut se retourner contre vous en adieux.
Le nom est Ollam du Pommier
Sauvez d'y être coutumier.
Le garçon vous aide, vous répare votre jeté,
Sa récompense sera d'être de mots foueté? »

Le discours eu un petit effet. Certains, maintenant peu concernés par le sort de l'Elfe, s'éloignèrent de la scène. Le deuxième acte commença :

« Arrête de parler en rimes, si ça se trouve, tu es atteint d'un sort qu'il t'a lancé! Il a des marques sur le front, les signes du démon! » lui rétorqua l'abruti.


« Une simple peinture pour se donner un effet.
Regarder comme sous sa sueur elle se défait. »


« Arrête j'ai dit! Permanentes ou non, personne ne devrait porter des marques inconnues sur son corps. »

« Dit le sanguinaire prêt à faire violence sans but,
Pour une aide apportée par un bon magicien.
Si tu ne lui lâches pas ce bras qui est le sien,
Tu auras l'air d'une victime du scorbut.
Ton bras perdra sa poigne et sa puissance
Et ton corps tout entier brillera de son absence. »


Cette dernière strophe d'Ollam fût proclamée avec des yeux étranges, un air sombre qui lui venait parfois. Lui-même savait l'existence de ce regard, mais il lui venait sans qu'il s'en rende compte, comme une autre personnalité. L'agresseur du garçon recula devant ses menaces, mais étant plus grand et large, il se dit qu'il pouvait quand même avoir l'avantage. Il lâcha sa prise, la poussa par terre et se dirigea vers Ollam. C'est à ce moment que ce dernier sorti sa hache de sa cachette. Il avait désormais l'air d'un tueur, un homme qui ne reculerait pas devant la violence si l'autre avançait encore d'un pas. Sous le regard et la position d'Ollam, l'homme s'arrêta net. Ces yeux l'effrayaient, tout le monde le voyait et le ressentait. De plus, l'abruti n'avait pas d'arme, il allait perdre, assurément. Lentement, sans tourner le dos, il partit, avec le reste des quelques personnes restantes. Le garçon n'avait pas bouger cependant, il restait là, sur le sable.

Lorsqu'ils furent assez loin à son goût, Ollam ferma les yeux, prit une grande respiration puis les réouvrit. Il avait maintenant un regard apaisé et satisfait, toute trace de méchanceté envolée. Il s'approcha du seul spectateur restant et lui tendit la main pour l'aider à se remettre sur pieds.

« Le spectacle pour eux est terminé.
Voudriez-vous avec moi dîner? »
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MessageSujet: Re: Le peintre et le poète [Ollam]    Jeu 20 Aoû - 23:10

Notation :

- Nombre de réponses : 2 chacun, donc j'ai attribué 2 pts d'aventurier

- Analyse : RP coupé court, c'est dommage il était bien parti et bien amené. Je donne 2 points d'aventurier et 2 points d'xp car aussi court qu'il fut, je l'ai trouvé bien sympathique.

- Qualité : J'attribue 3 points d'aventurier à chacun car ils ont un style agréable et mes yeux ne se sont pas spécialement accrochés sur des fautes ou autre^^

- Longueur : 3 point d'Expérience à chacun également car la qualité y est et ils sont chacun fait l'effort de faire de longs textes et de façon constante.

Bravo messieurs ^^

_________________
x2
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