Les milles et un contes [Ollam]





 

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 Les milles et un contes [Ollam]

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MessageSujet: Les milles et un contes [Ollam]   Mer 20 Mai - 17:44

La beauté d’avoir un cheval, c’est le fait que de voyagé prend beaucoup moins de temps et d’énergie qu’à pied. La beauté d’avoir un cheval qui n’obéit qu’à soit dû à son tempérament de mule, c’est qu’on peut le laisser vaquer à ses occupations sans avoir peur que quelqu’un l’ait pris avant qu’on lui revienne. Ça, Alassë l’avait compris assez rapidement et c’est donc aux limites de la ville qu’elle laissa Mithril qu’elle avait monté sans selle jusqu’à Puymirail. Comme elle ne savait pas combien de temps elle resterait en ville, il était préférable qu’il ait le minimum de matériel sur le dos, optant, dans ce cas-ci, pour pas de matériel du tout.

Elle lui dit au revoir d’une tape amicale sur la croupe, lui promettant de revenir le plus tôt possible, avant de s’engager dans les remous de la ville qui ne dormait jamais, Puymirail. Elle avait beau y avoir mis les pieds relativement souvent, peu habituée au bourdonnement constant des villes, Alassë demeurait toujours surprise, voir un peu étourdie lorsqu’elle se voyait autant d’actions se dérouler dans si peu d’espaces, marchands ambulants, hommes à pied et à cheval, livreur et combattant se disputaient l’espace étroit des rues de Puymirail dans un désordre qui semblait bizarrement toujours fonctionner.

Alassë n’avait pas eu d’instructions particulières, excepté qu’elle devait apprendre à connaître la ville et ses habitants. Elle se mit sont à la tâche, parcourant les rues pendant plus d’une heure avant que quelque chose n’attire réellement son intention.

Hefix lui avait fourni une liste de lieu où elle pourrait être hébergée et, une fois le repérage de ces lieux terminés, Alassë s’était installée sur un banc de parc pour prendre une pause et un encas, lorsque le son d’un instrument qu’elle ne connaissait pas attira son attention. Levant la tête de son encas, elle tentant de repérer la source du son et, comme le visuel ne suffisait pas, elle se leva et marcha vers une foule qui semblait s’être massée autour du musicien. Allassë savait maintenant comment elle allait passer son après-midi et se fraya plus ou moins discrètement un chemin jusqu’au premier rang, sa petite taille ne lui permettant pas de voir autrement. Finalement, après avoir sorti calepin et plume, elle s’installa sur le sol, prête à prendre en note tout ce que le barde pourrait dire d’intéressant.
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MessageSujet: Re: Les milles et un contes [Ollam]   Mer 20 Mai - 22:48

En se levant ce matin, Ollam du Pommier se dit qu'il faudrait bientôt faire quelques améliorations à son costume. D'abord, installer du cuir plus mou sous ses chaussures, pour faire moins de bruit.
Car, petite précision, il ne dormait jamais dans une auberge, ou très rarement. Il s'invitait chez des gens du peuple, qu'ils soient au courant ou non. Soit ils le laissaient entrer et lui débarrassaient un coin, ou bien Ollam s'arrangeait pour entrer lui même dans la maison et dormait sous un des lits, provoquant ainsi parfois une peur bleue à ses occupants durant la nuit ou le matin même. Donc, du cuir plus mou pour ses godasses.
Deuxièmement, sa ceinture méritait des rapiècements. Lorsqu'il lui arrivait de sortir d'une habitation ou qu'il lui fallait se défendre, sa hache tombait parfois sans qu'il l'ait attrapée; toujours très gênant.
Enfin, sa coiffe montraient quelques trous qui laissait voir à qui veux bien son restant de cheveux. Le mot important ici est restant. Difficile de se faire prendre au sérieux quand on est un homme de 30 ans qui en paraît plus à cause de son crâne absent de poils.
Ce matin, en descendant les escaliers de son nouveau logi quotidien, il attrapa un bout de pain à la dame de Monsieur, laquelle sursauta de peur en voyant l'intru.

« Dame gentille et famille bénie,
Merci pour la plaisante nuit
Et aussi pour cet amuse-bouche,
Certe moins dur que sous la couche. 
»

Ce disant, il envoya un clin d'oeil à la dame de la maison et pendant que son mari commençait à l'injurier, il prit ses jambes à son cou et ne s'arrêta que lorsqu'il vit des gardes. Là au moins il serait protéger, sans que son agresseur n'ai aucune preuve contre lui.

Le matin est beau et frais, mes coffrets mériterait un petit remontant. Le pain de ce matin était bien bon, mais pas assez pour tenir longtemps.

En passant devant un parc, il remarqua qu'il était bondé de monde et que, espèrait-il, leurs bourses l'étaient aussi. Ollam s'installa donc, accorda son oud, s'adossa contre un arbre et mis un pied dessus. Il débuta avec seulement de la musique, car il n'avait pas encore leur attention et donc ne devait pas entamer son numéro par des textes. Petit à petit, une foule s'amassa autour de lui. Il décida de jouer une chanson triste, question de rammaser plus.


« Celle qui fractura l'Empire, un don de sorcière.
Celle que je recherche raconte le trône,
Avec la froideur et la candeur qu'on lui prône,
Un mélange qui m'assailli, son sort d'hier.

Ensemble, soudés, contre le reste du monde,
Vieille promesse faisant pleurer de douleur.
Chaque jour je me remémore un cri, d'où l'heure
Où l'eau nourrissante se change en carcasse immonde.

Je l'aimais et l'aimerai, malgré les misères,
Si, malgré mon coeur-verger devenu désert.  
Fidèle, je marche contre les murs du palais,

Remarquant ses cris, chérissant chaque joie.
On m'avait toujours appris à craindre le roi,
Et la reine ne tombe pas pour un valet. »


La chanson terminé et après avoir laissé le temps à quelques dames de sécher leurs larmes, Ollam passa devant ses spectateurs avec sa bourse pour collecter les écus. Bon petit montant, constata-t-il. Tout de fois, une chose l'intrigait : une jeune femme assise dans l'herbe, un air pétillant sur la figure, qui ne cessait de le regarder.
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MessageSujet: Re: Les milles et un contes [Ollam]   Jeu 28 Mai - 16:07

Alassë écoutait Ollam avec intérêt et trop occupée qu’elle fût à prendre des notes sur ce qu’elle voyait et surtout, entendait. Elle ne remarqua donc pas immédiatement les nombreuses pièces de tissus mises ensemble et qui constituaient le vêtement du barde. Il fallut attendre la tournée du barde et de sa bourse pour que finalement, elle remarque le curieux accoutrement que l’homme portait. Curieux, car même pour la jeune elfe, qui avait été élevée dans le respect de la nature et par des parents qui encourageaient la réutilisation, les vêtements du barde étaient usés au-delà de la réutilisation. Peut-être y avait-il une bonne raison, ou du moins une bonne histoire, mais pour l’instant, autre chose avait attiré son attention.

Se levant sur ses genoux pour avoir accès à sa bourse, Alassë y chercha quelques secondes le bon montant avant de tendre la main et juste avant de déposer l’argent dans la bourse, pris la parole :

- Mais… pourquoi le narrateur est-il tombé amoureux de la reine pour commencer? Ne sais donc t’il pas que c’est impossible?

La question était sincère et il était aisé de voir que l’incompréhension de la jeune femme était due à la fois à son jeune âge, elle n’avait jamais connu l’Amour, mais aussi à une question de logique, puisqu’il était tout à fait illogique pour Alassë de perdre son temps et son énergie avec une cause qui était visiblement inutile de poursuivre puisqu’impossible d’arriver à terme.

Elle se rassied donc après avoir finalement lâché l’argent dans la bourse du barde, ne lâchant pas du regard celui qui pouvait détenir la question et ignorant délibérément les bonnes femmes qui lui jetaient des regards outrés, ces mêmes bonnes femmes qui avaient pitoyablement séché leurs larmes à la fin de la chanson. Et sans reprendre son cahier ou sa plume, elle attendit la réponse, parce qu'elle avait beau passer et repasser les vers du barde dans sa tête, elle n'arrivait toujours par à comprendre les raisons du narrateur.
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MessageSujet: Re: Les milles et un contes [Ollam]   Sam 30 Mai - 4:09

En passant devant elle avec sa bourse, elle posa sa question. La foule, surtout les dames, d'Ollam la trouvait très présomptueuse, ça se voyait à leur visage. Cependant, elle avait captivé leur intérêt, il leur devait une réponse. Le barde sourit à pleines dents à l'Elfe, sans savoir si elle était sérieuse ou si elle lui faisait une farce. Les Elfes cachent si bien leur âge derrière leur éternelle jeunesse qu'il ne pouvait en être certain...pour l'instant. Blague ou question sincère, il aimait la tournure des événements et surtout ce qu'il allait en faire. Ollam s'approcha doucement de l'oreille de son intelocutrice, qui ne bougea pas d'un centimètre.

« Ma jeune amie, observe bien ce qui suit.
Ne te mêle pas de la querelle qui s'ensuit
Et ensuite, rejoins moi au Grand Marché
Entre le poissonnier et le maraîcher. »
Murmura-t-il.

Les yeux encore plus grands ouverts, si cela est possible, l'Elfe observait Ollam. Ce dernier se releva et scruta la foule attentive et l'étudia. Là, un couple de dames riches et âgées, si l'on en juge par leurs nombreux bijous. En face, de l'autre côté du cercle qui s'était formé, un jeune homme avec une épée, possiblement dangeureux, mais sans doute trop pubère pour savoir la manier correctement. Aux côtés du bellâtre, un groupe de demoiselles, jeunes, jolies et parfumées. Les cibles parfaites pour sa démonstration.

Ollam attacha d'abord solidement sa bourse, son oud et sa hache. Ensuite, il se dirigea tout droit vers elles, poussa sur le côté l'apprenti soldat, en pris une au hasard et l'embrassa fougueusement. Si la foule avait du respect pour le barde auparavant, il était disparu maintenant. Le conteur s'écarta de la belle avec un rire tonitruant.

Le baiser eut l'effet escompté. Le damoiseau, toujours à la défense de ses dames, dégaina son arme tranchante vers Ollam.

« Lâchez là, imédiatement, saltimbanque! » lui cria-t-il.

« Je viens de le faire,
Quelle belle affaire! 
J'aime bien mon nouveau nom, saltimbanque,
Je le rajoute à ceux que j'ai en banque! »


Sur ce, le dit saltimbanque se retourna, se pencha et lâcha un pet sonore en direction de son agresseur. Le soldat, la rage dans le cœur, se lança à la poursuite du farceur. Le barde, en riant, courant très vite en cercle, cria à l'Elfe :

« Ne m'oubliez pas, à dans dix minutes,
Le temps que je perde loin cette brute!
Vos réponses vous attendent,
Vous savez entre quels stands! »


Sans attendre de réponse, il piqua en flèche vers le Grand Marché. L'homme à l'épée le poursuivait toujours avec le même entrain d'un vrai servant de la justice. En chemin, il nota un peu plus loin un vaste amoncellement de gens. En se ruant vers eux, il fit exprès de perdre pied et donc se rua sur le sol.

« Braves gens, aidez moi, voyez ce fort démon!
Il a juré ma vie pour je ne sais quelle raison! »


Maintenant, la foule avait leur attention sur le soldat qui arrivait : un nouveau soldat, peu connu du public, ayant l'air d'avoir le sang chaud. Il n'en fallu pas plus. Le jeune homme se faisait regarder par 20 têtes qui pouvaient témoignés contre lui s'il faisait le moindre mal au barde. Il décida que sa carrière vallait plus que le reste. Il rengea son épée dans son fourreau et partit, non sans un dernier regard noir pour Ollam. Lui, par terre, lui renvoya un grand sourire.

En se remettant sur ses deux jambes, aidé par quelques passants, il se dit qu'il était plus que temps de rejoindre l'Elfe. Il arriva au Marché en deux secondes et s'appuya contre une poutre en attendant de voir si elle allait se montrer ou pas.
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